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Au-delà du clash des civilisations
Résumé Présenté l’été 1993 et développé dans son livre en 1996, Le Clash des Civilisations et la Réorganisation de l’Ordre du Monde (Simon et Schuster,1996 ; Touchstone, 1998), Samuel Huntington a essayé de prévoir la nature des relations globales dans le monde post Guerre Froide, arguant le fait que les conflits à l'avenir seraient plus culturels qu'idéologiques. En revisitant et en remettant dans le contexte actuel la thèse de Huntington, une décennie après l'effondrement de l’Union Soviétique, la complexité croissante de la "civilisation" est explorée en se prolongeant au delà des frontières des nations et des états. Les civilisations ne peuvent plus être vues comme monolithiques, unidimensionnelles ou comme des entités statiques qui peuvent être facilement essentialisées. A travers le dialogue, leur diversité devrait plutôt être protégée et favorisée pour mieux comprendre nos contributions partagées à l’acquis culturel de l'humanité. Download PDF version of article (46.6 KB) Table des Matières
Cette citation nous vient des années 1950, quarante ans avant que Samuel Huntington écrive son livre, Clash des Civilisations (Simon & Schuster, 1996; Touchstone, 1998). Il est important de comprendre la thèse de Huntington dans le contexte de la déclaration de Lester Pearson. Huntington est un chercheur des Affaires Internationales et de la Politique Etrangère. Son objectif est de comprendre la nature du monde après la chute de l’Union Soviétique et les implications que cela pourrait avoir sur les affaires internationales. La guerre froide a pris fin. La bipolarité qui a existé, en raison de l’éloignement entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique, a pris fin. Cela ne veut pas dire que les conflits ont pris fin et que le monde sera désormais une place plus homogène et plus pacifique. L’analyse de Huntington réfléchie sur un autre ensemble de dichotomies et de polarités qui régiraient le monde, et le Clash des Civilisations se focalise sur ces points En discutant sa notion sur le Clash des Civilisations, Samuel Huntington a parlé d'un ensemble des civilisations, dont trois étaient particulièrement importantes pour lui. C’est, ce qu'il a appelé, le réseau des civilisations asiatiques dans lequel il a inclus la Chine, le Japon et l'Asie de l'Est. Le second est le réseau occidental dans lequel il a inclus l'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest. Le troisième réseau auquel il se réfère est le monde Islamique. Il a utilisé la notion d'un ‘clash des civilisations’ pour réfléchir sur des conflits potentiels à un niveau global qui pourraient émerger après l'effondrement de l’Union Soviétique et qui, de son point de vue, devraient déterminer les perspectives de politique étrangère qui devraient guider non seulement des analystes mais également les gouvernements. Beaucoup d'objections se sont élevées contre sa thèse. Il suffit de dire que les événements, depuis qu'il l’a écrit, nous ont donné beaucoup d’éléments de réflexion. Nous n’avons pas eu des désaccords entre les civilisations ; mais nous avons eu plutôt des désaccords entre de petits groupes de gens à l’intérieur d’un contexte plus grand de ces civilisations. On ne peut pas écarter tout à fait sa théorie, mais beaucoup de ses analyses ont des implications significatives. Cette présentation cherche à adresser plus spécifiquement le rôle des musulmans dans ce nouveau cadre. Remanier La Civilisation et Revisiter le rôle de l'Islam Au Canada et aux Etats-Unis il y a approximativement six à sept millions de Musulmans. Nous ne pouvons plus, dès lors avoir une vision monolithique de la civilisation et de la culture Occidentale, si cela a pu être le cas, principalement en raison de sa propre diversité interne. De peur que les gens ne pensent que l’interaction de l'Islam avec l'Occident soit quelque chose de nouveau, nous devons rappeler qu'il a des racines très anciennes , et qu’elles étaient autant intellectuelles et culturelles, que politiques et militaires. L'Islam est une foi qui se considère comme étant reliée à la tradition Abrahamique. Les Musulmans pensent que Dieu s’est révélé à chaque société humaine et, dans cette expérience, Dieu s’est révélé à plusieurs figures significatives qui font partie de l’histoire biblique. Le Prophète Mohamed, à qui le Coran a été révélé, est venu pour continuer de réaliser les révélations précédentes, et non pas pour s'opposer à elles. Par conséquent, L'Islam se considère comme étant une continuation de la tradition abrahamique dans laquelle les prophètes tels que Abraham; Moïse et Jésus tiennent un rôle significatif comme médiateurs principaux entre Dieu et la société humaine. En fait, un festival important dans le calendrier musulman marque la fin du pèlerinage, et commémore également le sacrifice du prophète Abraham, l'histoire est célèbre aussi bien dans la Bible que dans le Coran. Avec le temps, depuis sa révélation, L'Islam est également devenue le fondement de beaucoup de civilisations. On peut le situer dans beaucoup d'endroits géographiques, dans le pourtour méditerranéen, ce que nous appelons aujourd'hui le Proche et le Moyen Orient, en Asie Centrale, dans l’Asie du Sud et du Sud-est et en Afrique. Partout où il est apparu, il a établi des racines et a encouragé le développement de civilisations significatives. Un rôle très important de passerelle joué par les Musulmans est souvent oublié. L'héritage philosophique tout entier, le legs d'Aristote, de Platon, des grands philosophes grecs, médecins et scientifiques a été traduit en arabe au 9ème siècle à un endroit appelé Bait al-Hikma à Bagdad, et ce corpus entier a été disponible plus tard à l'ouest dans une traduction latine basée sur l'arabe, et non sur l’original grec. Beaucoup de gens ont oublié ce rôle de passerelle que l'Islam a joué. Et qui a permis à la pensée grecque et à plusieurs autres traditions culturelles de passer à travers des lieux d’enseignements musulmans pour arriver en Occident. C’est une marque importante de l’ouverture d’esprit du savoir des Musulmans, qui représentait, en ce temps, un sens d'appartenance à un héritage global Si l’on regarde l'Islam d'un point de vue de civilisation, il a créé des opportunités pour s’intégrer dans les cultures locales et a créé des voies dans lesquelles l’apprentissage, l’art, l’architecture, la musique et la science ont pu s'épanouir dans ces sociétés. Ils se sont épanouis dans les langues du peuple où cette tradition s'est développée, de sorte qu'en Iran la tradition s’est épanouie en Persan, en Inde dans des langues locales et plus tard en Urdu. Au Tadjikistan et dans d’autres régions de l'Asie Centrale, elle s'est également épanouie dans leurs langues locales. L'arabe est demeuré l'une des langues première qui a fourni le lien et qui a uni toutes ces cultures. Mais l'expression a été locale et les expressions culturelles dans l'architecture, la musique et les arts sont restées particulièrement sensible à la synthèse entre ce qui était local et ce qui venait du monde musulman dans son sens le plus large. Cela nous montre la manière dont l'Islam a joué un rôle en jetant un pont sur les relations entre les cultures existantes et ce qui aurait émergé en tant qu’Occident moderne. La colonisation et la guerre ont mis les deux en conflit. Beaucoup de ce conflit revient de plus en plus à notre époque, mais pendant une très longue période l’Islam a servi de pont culturel et de transition entre la civilisation méditerranéenne et celle en croissance de l’occident, ce qui se reflète de manière remarquable dans l'héritage de l'Espagne, par exemple. L'Islam et la Rencontre Coloniale Le troisième point sur l'histoire et l'Islam est que dans les temps modernes les rapports ont changé pour deux raisons fondamentales. L’une est le colonialisme : la prise du pouvoir par des puissances éuropéennes sur le monde musulman à partir du 16 et 17ème siècle. Il n'y a pratiquement aucune partie du monde musulman qui est resté intacte après le débordement de l'influence, de la colonialisme et de l’expansion européenne, Il y a des pays qui ont peut-être échappé à la colonisation directe et à ses règles mais pratiquement chaque partie du monde musulman a été touchée par la montée de l'Ouest. Quand ces empires et lois coloniales ont été démantelés, ils ont laissé derrière eux un monde musulman réduit en fragments. Si nous souhaitons comprendre les difficultés, les drames, et le chaos laissé dans le monde musulman pendant ces cinquante dernières années, nous devons essayer de mieux comprendre cette période. Cette fragmentation a été suivie par une période de recherche de nouvelles unités qui a été difficile, car ces nouvelles unités ont cherché à établir des états nations. Ce qui en soi est une idée nouvelle pour le monde dans son ensemble et certainement pour le monde musulman puisque le régime est à la fois ‘l’identité et le territoire national’. La Chute de l’Union Soviétique Considérons le cas des Balkans. Quand l’Union Soviétique s'est effondrée il y a eu un effet d'ondulation parmi les anciens satellites de l’Union Soviétique, comme la Yougoslavie et l'Albanie. Nous voyons encore surgir des problèmes dans cette région. La Bosnie est un exemple et le Kosovo en est un autre. Là où des groupes ont commencé à s'identifier de manières très différentes et où ces identités très souvent s’opposent aux identités liées aux différentes conquêtes de l'histoire. Mais la présence musulmane dans cette partie du monde n'est pas une présence d’immigration récente. C’est une présence bien établie depuis la période des Ottomans, plus de 500 ans auparavant quand les gens de la région se sont convertis à l’Islam, comme d’autres avant s’étaient formés au Christianisme. Ainsi, tous ces clashs qui résultent des moyens de définir une identité qui soit nationaliste, se basent en réalité sur des identités beaucoup plus vastes et qui ont une civilisation comme cadre et non pas un cadre ethnique ou national. L'apparition d’identités ethniques et nationales comme force politique est un phénomène de provenance récente dans les Balkans, se construisant encore sur les différentes périodes historiques qui remontent des siècles en arrière
Se Placer au delà du clash des civilisations
Avec cette vision plus large, quelles sont les issues clés qui nous permettrons de nous situer au-delà du clash des civilisations? Où seront les opportunités pour bâtir de nouvelles relations, de nouveaux groupements qui eux vont dépasser ce conflit potentiel propre à cet ordre courant de civilisation? Ces questions ne peuvent pas trouver de réponses sans se poser des questions fondamentales humanistiques. Ceux sont des questions qui ressortent car d’importants changements doivent être fait dans notre façon de comprendre les états nations. Nous sommes arrivés depuis fort longtemps, peut être depuis 200 à 250 ans, à regarder les états nations comme une forme permanente d’existence pour nous. .Il est donc difficile pour nous d’envisager d’avoir des arrangements politiques n’incluant pas des états nations. Il est évident que les forces qui prédominent notre vie politique d’aujourd’hui ne comprennent pas cette idée. De prime abord, nous avons le sentiment grandissant qu’il faudrait établir de plus grandes frontières qui nous permettraient d'assurer un meilleur cadre économique et civique pour notre futur. Par exemple, dans cette partie du monde nous avons l'accord de libre-échange Nord Américain. C'est une frontière plus large qui inclut le Canada, le Mexique, et les Etats Unis. Cette frontière garantit un échange plus libre non seulement des marchandises mais aussi des individus, il sera plus facile pour des personnes de se déplacer à travers des frontières ; il sera plus facile pour les personnes d’avoir des interactions les unes avec les autres, d’avoir des relations culturelles, éducationnelles aussi bien qu’économiques. Le fait, que la révolution en technologie de communications a modifié notre opinion sur les frontières, est également une réalité à prendre en compte Le Web mondial transporte non seulement des idées, mais aussi des marchandises et des valeurs. Cependant, il y a des forces de travail qui ne sont pas très à l’aise avec l’émergence d’un tel cadre global. Les régions sont encore importantes, le régionalisme est fort, les intérêts régionaux sont forts, et il n'y a pas un véritable sentiment allant vers le fait que ces intérêts doivent être partagé par toute la nation. C'est une tendance qui est évidente; et qui a raison de l’être car elle montre la manière dont les peuples perçoivent de plus grandes frontières comme étant une menace à leur identité locale. Revoir les Arrangements Politiques On peut se demander, dans le contexte de la civilisation occidentale si à un moment donné, nous n’allons pas éventuellement repenser l'idée des états- nations. Il est possible qu'à ce moment là, des frontières plus vastes deviendront tellement plus importantes, que le simple fait d'être Anglais, ou Canadien, ou même Américain deviendra moins significatif. Si cela se produit, que va-t-il arriver à notre idée de la civilisation ? Nous avons été habitués à bâtir des civilisations dans des régions, et des lieux géographiques ayant une mémoire du passé. Que va -t-il arriver à ces concepts et à ces souvenirs , si nous bâtissons de plus grandes entités, réseaux et coalitions qui vont nous lier politiquement, légalement et économiquement? Il semble que nous allons avoir un changement dramatique dans notre sens d’appartenance nationale ou géographique, qui sera perturbé par ces frontières plus larges. Cela va modifier notre manière de nous percevoir comme appartenant à une civilisation particulière . La prochaine génération de Musulmans nés et élevés au Canada ne pourra pas se considérer comme étant Arabe, Malais, Turcs, Indiens, Pakistanais ou Africains de l’Est, mais seulement comme des Musulmans canadiens. Il est possible que la distance entre le lieu géographique national et ethnique puisse aussi réduire cette relation avec lui. Cet élargissement du sentiment de soi est critique pour un processus de développement d’une famille humaine plus large dont nous faisons tous parti Comment tout cela pourra-t-il se traduire dans la construction d’une vie culturelle dans le pays? L’évolution sera difficile à prévoir, mais nous devons laisser notre esprit ouvert. Personne n’aurait pu croire, il y a 15 ans que l’Union Soviétique allait s’effondrer et que de nouveaux schémas allaient surgir pour changer les équations des relations en Asie Centrale .Les conséquences pour les peuples d’Asie Centrale et pour les autres vont continuer à être d’importance. Avec une telle évolution, cherchons-nous encore un ancrage pour une identité civilisationnelle ? Où devons-nous regarder ? Dans la géographie, dans la langue héritée, ou dans la culture ? Dans les nouvelles technologies ? Nous avons tous entendu parler du génome humain qui a été maintenant identifié. C’est d’autant plus un accomplissement qu'en regardant une carte du Canada ; elle ne nous indique rien sur les Canadiens. Une carte du Canada nous indique simplement comment l'espace physique est organisé et comment des caractéristiques sont identifiées. Elle n’explique pas l'identité canadienne. Alors, d'où allons-nous obtenir ces informations ? Peut-être allons nous les obtenir à partir des valeurs et des manières de voir la vie humaine et les cultures profondément enracinées au delà des frontières géographiques, et qui sont situées ailleurs, dans ce que nous appelons l'expérience humaine C'est finalement en nous-mêmes que nous devrons regarder pour aller vers la direction morale qui nous permettra de définir la civilisation pour cette période. Nous sommes invités à rechercher dans notre civilisation passée et décider ce qui nous servira de modèle. Quand les Talibans ont détruit les statues de Bouddha récemment, ce qui a été le plus désastreux, ce n'est pas que quelques figurines en pierre aient été réduites en morceaux et que les talibans aient obtenu un crédit politique à travers ce geste. Ce qui a été le plus désastreux c’est qu'un idéal humain qui avait une valeur dans cette partie du monde depuis très longtemps, ait été détruit, les Musulmans ont toujours été encouragés à maintenir de solides relations entre les différentes religions .On les a toujours invité à protéger la culture et l’héritage des autres peuples, et non à le détruire. La même chose peut être dite sur beaucoup d’autres peuples à travers l’histoire comme en Amérique du Nord qui ont détruit l’héritage et les traditions des autres peuples. Mais ce ne sont pas des leçons pour un clash de civilisations; ce sont des leçons sur l’élimination de la sagesse et le savoir humain .Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons nous permettre. Si nous voulons aller au delà du clash des civilisations, ce n’est pas une simple question politique ; de communautés globales ou de frontières. C’est sur nous-mêmes et sur les horizons moraux que nous voulons mettre en place pour nous-mêmes, de nos jours , à travers l'histoire. Dans la procédure il serait faux de nous limiter à une définition simple et hermétique de Musulman. Nous devons accepter la réalité du pluralisme en Islam, tout comme les autres civilisations doivent accepter et réorganiser la pluralité comme étant une condition dans toutes les sociétés. L’Allégorie de la conférence des oiseaux Il y a un travail dans la tradition musulmane qui est très utile pour comprendre ces enjeux. C'est un travail en persan, qui peut être librement traduit comme ‘La Conférence des Oiseaux’. Il exprime des inquiétudes concernant des enjeux analogues - conflit humain, distinctions humaines, la signification de soi dans une communauté. Afin de réaliser ce point, le travail décrit comment tous les oiseaux du monde se réunissent dans cette allégorie. Ces oiseaux, de différentes parties du monde, viennent ensemble, avec un médiateur et ils doivent répondre à deux questions. Que cela signifie-t-il d’être un oiseau plutôt qu'être juste un perroquet ou un cygne ou une grue ? Et quel est l’ultime point de référence pour déterminer que ces oiseaux vivent en suivant leurs valeurs les plus élevées? Plusieurs oiseaux ont voulu laisser le soin aux autres de trouver des réponses. D'autres ont estimé qu'ils devraient tous s’engager dans cette entreprise. Finalement un certain nombre d’entre eux ont décidé que cela valait la peine de s’engager dans cette quête. Afin qu'ils puissent trouver des réponses, ils ont dû entreprendre un voyage allégorique à travers sept vallées et montagnes où, à chaque étape, une réponse partielle leur est donnée au sujet de leur nature d’oiseaux. Ils doivent cependant à la fin de leur périple, chercher la figure qui est l’objet de leur quête. Ils n’ont pas tous survécu au voyage; certains d'entre eux lâchent en cours de route. En fin de compte, trente survivent et atteignent l'étape finale. Ils arrivent enfin à l'endroit où ils pensent qu'ils vont trouver la réponse et où ils vont rencontrer leur point de référence, leur professeur, celui qui donnera enfin un sens à tout. Ils attendent et rien ne se produit. Personne ne vient, personne n'apparaît, et ils s’assoient tous les trente ensemble pour un moment de contemplation. L’entité qu’ils cherchent est le Simurgh. C’est le nom d’un oiseau mythique, le roi des oiseaux. Quand ils s’assoient dans la contemplation et se réveillent de cette contemplation, ils regardent autour d’eux et se réveillent dans un acte profond de compréhension. Le mot en persan pour trente est ‘sih’ et le mot pour oiseau est ‘murgh’. Ils sont le Simurgh. Il n’y a pas de Simurgh en dehors d’eux. Leur expérience, leur quête, leur origine les ont ramené à leur commencement. Similairement, c’est à travers la découverte de notre héritage commun et partagé que nous allons apprendre à définir notre humanité partagée. Mais tout d’abord, nous devons entreprendre ce voyage. Nous devons réfléchir et développer un vocabulaire commun qui ne se limitera à aucune civilisation. Nous avons l’opportunité de rechercher non seulement le génome humain mais également la carte de l’humain lui-même. C’est un voyage difficile .Il ne doit pas se faire dans une seule discipline, il doit se faire à travers toute l’Université. Il doit prendre sa place au milieu de toutes les disciplines. Là ou les gens sont forcés de se parler les uns aux autres sur les enjeux qui sont au-delà de leurs propres disciplines ou intérêts, Nous pouvons espérer que dans cet esprit, peut-être il sera plus clair pour nous que, même si nous pouvons encore rencontrer des ‘clashs de civilisations’, notre voyage ensemble nous mènera au delà de l’idée de’ clash ‘vers celle de ‘l’harmonie ‘
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