Nouvelle

IIS Scholars Present Papers at BRISMES 2006

8 septembre 2007

Le professeur Tariq Ramadan, le Professeur Jorgen Nielson, et M Tarek Mitri, faisaient parti des principaux orateurs de l'événement de cette année. Les présentations ont été groupées par débats thématiques tels que 'l'Islam dans un Monde Globalisé', 'La Politique et L’Identité ', 'Le Coran et le monde d'aujourd'hui', et 'les attitudes inter religionnaire'. La conférence a été également une occasion pour les participants d’engager un débat sur des questions telles que: La religion peut-elle soutenir le changement politique ? La religion peut elle être une force pour la paix, comme elle le clame si fréquemment ? Quelles sont les causes et les conséquences de la diversité des expressions religieuses ?

 

Le DR Alnoor Dhanani, responsable du Programme de Graduation dans les Etudes Islamiques et Humanités (GPISH), de l’Institut, a présenté une étude sur "l'Ame dans le défunt Kalam" qui étudie les différentes conceptions philosophiques de l'âme. 'L'âme', qui est au centre du falsafa et qui se confond avec les vues de Platon et d'Aristote; et qui joue un rôle important dans beaucoup de questions concernant la nature de la vie, les caractéristiques primaires des êtres humains et les mécanismes du royaume céleste. Cependant, dans le kalaminfo-icon, le rival intellectuel des falsafa, 'l'âme' est un concept problématique;pour la majorité des premiers mutakallimun, qui étaient des atomistes et des matérialistes, et pourtant ils ont dû rendre compte dans leur système des phénomènes que le falsafa a expliqué par 'l'âme'.

 


Le DR Ali Qutbuddin a présenté une étude sur "La Réfutation du Mulhid de Ibn al-Rawandi De Al-Mu’ayyad al-Shirazi". Ibn al-Rawandi a revendiqué que l’intellect et la raison étaient capables de percevoir les vérités religieuses et philosophiques, indépendamment des révélations et des prophètes. Al-Mu’ayyad al-Shirazi, le missionnaire en chef des Fatimides du 11ème siècle a pris la position de dire que la raison n'est pas une source de religion mais la connaissance eschatologique n’est qu’un réceptacle pour la connaissance accordée par Dieu à travers les Prophètes. Ainsi, la liberté intellectuelle reconnaît le potentiel et les limites de l'intellect humain, de même que celle du corps physique.



Salman Alibhai, un étudiant du Programme de Graduation de l'Institut, a présenté une étude intitulée "Foi et Diversité, la Négociation : Le Da’wa et le Dawla des Fatimides" il a débattu de l’approche des Fatimides dans le roman, pour la gestion de la diversité religieuse et culturelle. Par sa flexibilité le da‘wainfo-icon des Ismailis, la séparation des bureaucraties séculaires et religieuses par l’Etat, et la reconnaissance de la conduite indépendante et de l'autonomie partielle des groupes particuliers, a permis aux Fatimides de créer et de soutenir un régime dans lequel les multiples traditions religieuses ont trouvé une terre commune. Ainsi, pendant l’époque des Fatimides, le critère pour un succès matériel et pour l'avancement était plus basé sur le mérite individuel que sur l’affiliation religieuse.


 

La Société Britannique pour Les Etudes du Moyen-Orient (BRISMES), établi en 1973, favorise l'étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni. Sa conférence annuelle rassemble des professeurs, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et d'autres interlocuteurs qui traitent professionnellement avec le Moyen-Orient. L’élément central de la discussion à la conférence de cette année explorait des manières d'ouvrir de nouveaux dialogues entre les chrétiens et les musulmans. Dans ce forum, les disciples ont présenté par des exemples comment dans leurs propres traditions religieuses, le dialogue se nouait et de quelle façon il pouvait continuer pour stimuler les valeurs mutuelles du respect et de la diversité.